15/10/2009 2444 vues
Prévention situationnelle - Technoprotection
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"Aucun fichage de population sur des bases ethno-raciales" se défend la préfecture de police
C'est lors d'une conférence de presse, lundi 21 mars, que certains responsables de SOS Racisme ont déclaré avoir identifié "plusieurs cas de fichage ethnique des populations roms", par le biais du ministère de l'Intérieur et ont alors annoncé des recours en justice.
La préfecture de police de Paris a aussitôt démenti cette information, lundi soir, dans un communiqué "contrairement aux assertions de l'association SOS Racisme, les services de police de la direction de sécurité de proximité de l'agglomération parisienne ne procèdent à aucun fichage de population sur des bases ethno-raciales." A l'accusation de l'association quant à l'exploitation des "informations recueillies dans les tableaux concernant les données visant les populations Roms", cette notion n'ayant plus lieu d'exister depuis le 13 septembre 2010, la préfecture de police rétorque "toute mission de prévention et de lutte contre la délinquance implique en revanche la réunion d’informations relative à la nature des faits commis et à l’identité des auteurs présumés d’actes de délinquance. Le démantèlement des réseaux criminels et la mise en évidence de la répétition des faits dans le domaine de la délinquance d’habitude supposent nécessairement la détention d’informations précises sur les auteurs d’actes de délinquance", puis ajoutant que "lorsque des personnes de nationalité étrangère sont impliquées, souvent du fait de l’exploitation de filières criminelles transnationales, la détermination des réponses policières et judiciaires les plus adaptées, en liaison avec les Etats d’origine dans le cadre de la coopération policière internationale, exige que les phénomènes de délinquance concernés soient qualifiés et analysés, y compris sur le plan de la fréquence statistique. Dans ce cas, seul le critère de la nationalité d’appartenance, tout à fait légal, est utilisé..." SOS Racisme demandant au ministère de l'Intérieur de rendre publics les tableaux annexés des préfectures, celui-ci déclare que la "Commission nationale de l’informatique et des libertés a elle-même constaté, à l’occasion d’un contrôle sur site de la direction territoriale de sécurité de proximité du Val-de-Marne, que les informations consolidées recueillies dans ce cadre étaient anonymes et dénuées de caractère personnel. Par courrier du 17 mars, la CNIL a informé la préfecture de police du classement du contrôle effectué." Ne souhaitant pas en rester là, il semblerait que l'association ait de nouveau saisi la Cnil... Mardi 22 Mars 2011
Virginie CADIEU
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