Pouvez-vous nous expliquer les finalités de ce nouveau produit que vous commencez tout juste à commercialiser ?
Nous sommes partis d’un constat : la collectivité qui met en place un dispositif de vidéoprotection pense toujours à sécuriser les caméras, mais elle est souvent démunie lors d’une coupure de courant. Pourtant, la municipalité n’est pas à l’abri de coupures accidentelles, lors de violents orages par exemple, ou même de dégradations volontaires. Cette solution de secours permet donc au dispositif de vidéoprotection de continuer à fonctionner normalement, sans interruption, l’énergie électrique du système étant alors assurée via la batterie au lithium intégrée, et dont l’autonomie varie entre 15 minutes et 4 heures, en fonction de l’équipement choisi.
Quelles sont les principales caractéristiques de ce coffret ?
Notre solution « ASV5000 » alimente 24h/24 le système complet de vidéoprotection et stocke l’énergie dans sa batterie. Interopérable avec la majorité des caméras, ASV5000 alimente également les enregistreurs, encodeurs, Switch, convertisseurs de fibre et transmissions sans fils… Inséré dans des chambres de tirage, sur des mâts ou encore sur des murs, il est composé d’un coffret en aluminium anodisé, “full outdoor”, 100% étanche et très résistant aux chocs. Un parafoudre est intégré, de façon à optimiser la protection des équipements. Nous offrons également la possibilité, à l’utilisateur du système, d’être informé, en temps réel de l’état de son alimentation électrique, via Internet. Enfin, ce produit est pro-actif, c'est-à-dire qu’il peut signaler une anomalie détectée.
Ce produit à peine commercialisé, je crois que les premières installations vont très prochainement démarrer…
En effet, certains utilisateurs de dispositifs de vidéoprotection ont tout de suite compris l’intérêt de cette solution et ont alors fait appel à nous dès qu’ils en ont eu connaissance. Les premiers concernés sont les ports, du fait de points vidéo stratégiques importants, l’information ne pouvant être perdue, pour des raisons de sécurité. Sont également très intéressés les bailleurs sociaux et bien sûr les collectivités, pour les mêmes raisons. Pour cette année 2011, nous prévoyons de commercialiser une centaine de boitiers.
Quant à votre solution EPV, qui permet d’alimenter les caméras vidéo, le jour, grâce à l’énergie récupérée par l’éclairage public la nuit…
Ce produit continue bien évidemment d’être commercialisé. En deux ans, nous avons équipé plus de 50 villes et installé 200 systèmes. Interopérable avec la majorité des caméras et transmissions sans fils, il plaît beaucoup, du fait notamment de sa rapidité d’installation, soit moins de 30 minutes. Il convient donc tout à fait aux installations entrant dans le cadre des procédures d’urgence, prévues dans l’article 21 de la Loppsi, stipulant que le Préfet a la possibilité de prescrire, en urgence, l’installation d’un système de vidéoprotection dans le cas où il est informé tardivement de la tenue imminente d’une manifestation ou d’un rassemblement et qu’il estime que les mesures de sécurité mises en place ne sont pas suffisantes. De ce fait, nous avons élargi notre gamme en proposant un produit similaire, un peu moins puissant, donc plus économique, dédié davantage aux besoins ponctuels ou aux situations de secours et non plus à une installation permanente.
Le développement de Slat, notamment dans le secteur de la vidéoprotection, semble donc prometteur pour les années à venir...
En effet, nous poursuivons considérablement notre développement sur l’Europe du Nord et nous pouvons déjà annoncer la création d’une filiale, basée à Stuttgart, qui sera opérationnelle à partir du 1er juillet ; l’objectif étant d’utiliser la filiale allemande pour l’ouverture d’une plateforme vers les pays de langue germanophone ainsi que tous les pays de l’Est, à l’échéance 2012.
Les exigences de ces clients sont-elles identiques à celles émanant des clients français ?
Si les fonctionnalités sont les mêmes, les besoins sont différents, car l’exigence technique est bien supérieure à celle de la France. De ce fait, le modèle français est assez peu exportable. Ceci nous a permis d’évoluer très positivement puisqu’aujourd’hui tous nos produits reposant sur le standard allemand, nos clients français bénéficient de ces normes particulières qui sont une vraie valeur ajoutée.