15/10/2009 2057 vues
Prévention situationnelle - Technoprotection
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Cergy (95) : la LDH boude le comité d’éthiqueSollicitée par le maire socialiste Dominique Lefebvre, la Ligue des droits de l’homme (LDH) du Val-d’Oise a refusé d’intégrer le comité d’éthique mis en place à Cergy.
Invité à siéger au sein du comité d’éthique mis en place à Cergy (Val-d’Oise), le Président départemental de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Jean-Claude Vitran, a opposé début mai une fin de non-recevoir. « On nous sollicite partout, parce qu’avoir la LDH dans un comité, c’est un gage de sérieux, explique-t-il. Mais la Ligue est profondément contre la vidéosurveillance. La première condition qu’on poserait, ce serait le démantèlement du dispositif ! » Composé de 17 membres répartis sur trois collèges, le comité d’éthique de Cergy a tenu sa première réunion le 8 juin. Il rassemble des personnalités qualifiées comme le bâtonnier du Val-d’Oise ou le correspondant de la Halde, des élus et des représentants d’associations locales. « Outre la rédaction d’une charte, il permettra à n’importe quelle personne qui considèrerait que ses libertés ont été mises à mal d’accéder aux images, et sera garant du respect de la loi », indique l’adjoint au maire chargé de la sécurité, Pierre Bouchacourt.
Mais pour Jean-Claude Vitran, « les comités ne sont que des chambres d’enregistrement, qui entérinent des rapports établis par les mairies ». Inauguré le 5 mai dernier, le dispositif de vidéosurveillance de Cergy – rebaptisé vidéo-tranquillité –, comportera à terme 45 caméras dans les secteurs les plus fréquentés de cette grosse ville de 60 000 habitants. « 75% des délits ont lieu autour des trois gares RER, du centre commercial régional et des grandes écoles », précise Pierre Bouchacourt. Huit opérateurs ont été recrutés pour le centre de supervision, en poste de 7h à 23h, la police nationale prenant ensuite le relais. « La vidéosurveillance est un outil qui peut avoir un effet positif dans une boîte à outils plus large, et notamment si elle est accompagnée du renforcement d’une présence humaine », affirme l’élu. Outre les 45 policiers municipaux, une unité territoriale de quartier (Uteq) de 20 hommes sillonne ainsi la ville, fruit d’une négociation avec la Préfecture. Au total, le dispositif de vidéosurveillance coûtera 1,5 million d’euros d’investissement, dont la moitié prise en charge par l’Etat et le Conseil général, et 400 000 euros de fonctionnement chaque année. Dimanche 20 Juin 2010
Clémence Dellangnol
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