Les premières discussions concernant le projet intercommunal de vidéosurveillance, dans la vallée de Montmorency, ont débuté en 2003, pour une concrétisation de l'élaboration du projet et des travaux d'étude en 2005.
"On a bâti ensemble beaucoup de choses, comme le plan de formation des opérateurs de vidéosurveillance, le profil de poste de ces opérateurs, le réglement intérieur du Centre de Supervision Urbain", déclare Dominique Guilloux, qui ajoute alors que la grande particularité de ce CSU réside dans le fait qu'il soit intercommunal, "positionné de manière indépendante sur une propriété de l'Etat, puisqu'il est attenant à un commissariat subdivisionnaire du territoire de la commune."
Dominique Guilloux déclare alors que "deux années d'exercices nous permettent aujourd'hui de dire que c'était la bonne solution. Aujourd'hui cet outil est mis en priorité à disposition de la police nationale et on perçoit un bénéfice très actif, puisque le taux de la délinquance est inférieur à 14% cette année. Par ailleurs, dans les années passées, nous avions pour 400 000 euros de frais de remise en état suite à des dégradations de domaine publique ; aujourd'hui, notamment sur l'année 2009, on fait une économie de 180 000 euros."
Dominique Guilloux souligne également que cette intercommunalité a permis une vraie cohérence en matière de répartition et de repositionnement des effectifs sur le terrain : "on ne s'est pas arrêté à la vidéosurveillance proprement dit ; on a travaillé sur un concept de sécurité publique qui va au delà de la vidéosurveillance. Nous avons une cartographie des infractions constatées commune avec la police d'Etat. Une géolocalisation des personnels piétons et véhiculés de police municipale, mise en place dès janvier 2010, permettra d'entrer en adéquation avec, d'une part le positionnement des caméras, d'autre part l'activité délinquance du territoire communautaire, aux vues des infractions constatées, et de manière à avoir un lien en matière de répartition des effectifs sur le territoire, toujours dans le cadre de la sécurité et de la prévention et du maintien du cadre de vie et de la tranquillité des administrés. "