A l'origine, Villeneuve-la-Garenne comptait un dispositif de 28 caméras, "nous avions voulu mettre en place un système de caméras qui était relativement limité, puique l'une des caractéristiques de cette ville est d'avoir un parc important de voies privées. A cette époque, je ne pouvais pas, en tant que maire, assurer un contrôle des voiries privées. Nous avons alors réalisé un certain nombre de municipalisations de ces voiries anciemment privées et la question de l'extension du réseau s'est posée", explique Alain-Bernard Boulanger.
La municipalité a donc réfléchi à la façon de réaliser cette extension (14 caméras supplémentaires).
"Orange nous a alors proposé ce réseau mixte (standardisé, ndlr) avec l'utilisation de la fibre optique et du Wifi, de façon à étendre le réseau en fonction de nos besoins. [...] Au lieu de développer des réseaux filaires qui entraineraient des travaux et des coûts conséquents..."
Mais ce projet d'extension n'est que le début d'un projet d'intercommunalilté bien plus ambitieux : "le Grand Paris se fera et entraînera une profonde modification des opérations administratives autour de Paris. Il convient donc de mettre en place une intercommunalité qui ne soit pas juste étroitement liée aux villes voisines mais au contraire une intercommunalité portant sur un grand nombre d'habitants. Elle commencerait aux limites sud à Rueil Malmaison et viendrait jusqu'à Villeneuve-la-Garenne, c'est à dire un ensemble d'environ 800 000 habitants, avec une quinzaine de communes". Et d'ajouter "l'objectif serait la possibilité d'être en intercommunalité dans un premier temps, et peut-être dans un deuxième temps, en fonction des évolutions législatives, d'opter pour le régime de la métropole..."
Alain-Bernard Boulanger annonce alors que cette réflexion va démarrer avec " la création d'un syndicat d'étude qui nous permettra de déterminer juqu'où on peut aller, comment y aller, avec qui, dans quelle géographie"....
Le Maire de Villeneuve-la-Garenne poursuit alors " on a vu dans les opérations montrées par les architectes qui ont été interrogés sur le Grand Paris que ce qui était visé était des sous-ensembles d'au moins 500 000 habitants. De mon point de vue, toute intercommunalité qui se situe en dessous de cette taille est une intercommunalité qui connaîtra des difficultés et devra se regrouper.Ceci permettra un certain nombre d'économies en matière de gestion de cet ensemble, de rationnalisation entre les collectivités. On est engagé vers un mouvement irréversible..."