Présidée par Alain Goujon, maire de Montlignon, la Communauté d’agglomération Val-et-Forêt a choisi la vidéoprotection pour assurer une sécurité accrue aux 83 685 habitants des communes de Ermont (principale commune en terme démographique), Eaubonne, le Plessis-Bouchard, Saint-Leu-la-Forêt, Montlignon et Saint- Prix. “Ce souhait répondait à la volonté des élus de s’impliquer davantage dans la lutte contre la petite et moyenne délinquance”, précise Jean-Pierre Faymindi, chargé de mission sécurité. Ce système vient en complément des moyens mis en oeuvre par la Police Municipale intercommunale et la Police Nationale. A ce jour, les résultats sont très encourageants et démontrent une interactivité entre les services de police et la vidéoprotection, ainsi qu’une réelle efficacité.”
Ces mesures, complétées par des missions de prévention (éducateurs de rue, Association de Défense et de Prévention pour la Jeunesse [ADPJ]…), doivent permettre d’endiguer le sentiment d’insécurité que pourraient ressentir les habitants de la Communauté d’Agglomération, desservie par cinq gares qui constituent des points névralgiques.
En matière de sécurité
Val-et-Forêt a mis en oeuvre des moyens pour atteindre le plus efficacement et rapidement les objectifs du CISPD. Dans le cadre du projet global de territoire, les communes ont souhaité la mise en oeuvre de différentes actions relevant de la sécurité et de la prévention de la délinquance par la création d’une Police Municipale Intercommunale composée de 26 policiers municipaux, de 11 ASVP (agent de surveillance sur la voie publique) et de 2 agents administratifs. En 2005, Val-et-Forêt a mis en place une brigade intercommunale installée au poste de Police Municipale Intercommunale à Saint-Prix.
La collaboration entre Police Municipale et Police Nationale a été renforcée. Une convention de coordination a même été signée en 2005. Elle fixe les modalités d’intervention des forces de l’ordre de l’Etat et de la Police Municipale Intercommunale en vue d’un meilleur partage des informations et d’une meilleure collaboration.
Policiers municipaux et policiers nationaux se rencontrent périodiquement, par l’intermédiaire de leurs responsables, afin d’échanger toutes les informations relatives à l’ordre, la sécurité et la tranquillité publique sur le territoire de Val-et-Forêt, en vue de l’organisation matérielle de leurs missions. Ces réunions sont aussi l’occasion de se tenir au courant des missions dûment menées par leurs services respectifs. Des missions en coordination sont régulièrement organisées telles que les opérations de sécurisation, notamment aux abords des gares, des collèges et des lycées des communes de Val-et-Forêt. “En 2010, les élus ont voulu affirmer la compétence sécurité du CAVF par la construction d’un commissariat de Police Nationale à Ermont pour un montant de 12 millions d’euros”, précise Jean-Pierre Faymindy. L’Etat en a délégué la maîtrise d’oeuvre à Val-et- Forêt.
En matière de vidéoprotection“
Les premières caméras – une vingtaine – ont été mises en place le 1er mai 1999 sur cinq communes de l’Agglomération, reprend Jean-Pierre Faymindy. L’extension s’est poursuivie progressivement jusqu’en 2010.
Aujourd’hui, 40 caméras couvrent le périmètre de Val-et-Forêt : 15 à Ermont, 8 à Eaubonne, 7 à Saint Prix, 6 au Plessis-Bouchard et 4 à Montlignon.” La ville de Saint-Leu-la-Forêt va prochainement profiter d’une extension du système (lire plus bas). A terme, près de 80 caméras seront ainsi placées de façon stratégique, notamment aux abords des lieux publics : écoles, collèges, lycées, mairies, stades, parcs, centre-ville…
Retrouvez l'intégralité de cet article sur le numéro de Vidéosurveillance Infos qui est paraît la semaine prochaine.