La vidéo protection a pour objectifs croisés la prévention, la dissuasion et la répression. Elle doit notamment permettre de dissuader les délinquants et faire diminuer le nombre de faits ; de contribuer au renforcement du sentiment de sécurité ; d'alerter sur les situations délictueuses, les localiser et permettre le lever de doute ; d'intervenir rapidement ; de constituer un élément de preuve pour les services de police et de justice.
Qu'en est-il exactement ? Ces objectifs sont-ils atteints ?
Le 20 septembre dernier, l'AN2V (Association Nationale des Villes Vidéoprotégées), présidée par Dominique Legrand, réunissait une dizaine de spécialistes pour débattre sur l'évaluation de la vidéosurveillance. A ce jour, “aucune évaluation réalisée n’est vérifiable d’un point de vue scientifique ” a annoncé Alain Bauer, criminologue, Président du conseil d'orientation de l'Observatoire Nationale de la Délinquance (OND), mais aussi Président de la Commission nationale de la vidéosurveillance (CNV). “Nous ne considérons pas les (seuls) chiffres de la Police Nationale et de la Gendarmerie comme fiables...”, a-t-il déclaré, précisant “il faut aller chercher à l’intérieur des chiffres., prendre en compte les chiffres donnés par les hôpitaux….” En effet, la mesure de l'efficacité de la vidéo protection urbaine est complexe et nécessite de prendre en compte de nombreux paramètres. Et il faut tout d'abord réfléchir à ce qui doit être mesuré, car la vidéo protection ne se résume pas à une caméra, un câble et un moniteur…
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