Cette étude aurait été pilotée par l'Inspection générale de l'Administration (IGA), en tant que coordinateur, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN) ; elle avait été commandée en février dernier.
"L'impact le plus significatif concerne les agressions contre les personnes", indiquent les auteurs de cette étude. Ainsi, depuis 2000, en zone police, alors que ces actes ont grimpé de 40%, ils ont augmenté deux fois moins vite dans la cinquantaine de villes vidéoprotégées, détaille le Figaro.fr, qui ajoute que le constat fait par les gendarmes est identique. «La densité de caméras a un effet préventif pour les agressions contre les personnes», constatent les enquêteurs, qui ajoutent que «une densité trop faible ne permet pas de maîtriser les agressions puisqu'en dessous d'une caméra pour 2000 habitants, les agressions contre les personnes progressent même plus vite (+ 44,8 %) que dans les villes qui n'ont aucun équipement (+40,5 %)».
Notons bien que les caméras n’ont pas pour objectif de se substituer aux agents. «La vidéoprotection n'est pas une fin en soi, rappellent les inspecteurs, elle n'identifie pas seule les victimes ou les agresseurs». Selon eux, «elle n'a ensuite un véritable impact répressif et dissuasif que si une sanction pénale est prononcée par une juridiction à la suite de la constatation d'une infraction et de l'arrestation de ses auteurs».
Quant à l’éventuel déplacement de la délinquance vers les zones non couvertes, il serait stipulé, dans ce rapport, que ceci ne semble pas prouvé : «tant au regard des témoignages reçus des responsables de la police et de la gendarmerie nationale, qu'à la lumière des chiffres de la délinquance qui ne montrent pas de dérives vers les zones non vidéoprotégées».