Affirmant que la police municipale contribuait significativement à "rassurer les personnes les plus fragiles, à maintenir la tranquillité et la sécurité" dans leur commune, Alain Marleix s'est déclaré conscient des doutes émanant des maires et des organisations syndicales représentant les polices municipales sur leur positionnement par rapport aux forces de sécurité nationales.
Il a alors rappelé qu'une étude de l'inspection générale de l'administration sur la place des polices municipales dans le dispositif de sécurité intérieure avait été annoncée le 27 mai dernier par Brice Hortefeux, étude permettant de préciser les missions de la police municipale.
Car, selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, l'Etat est "très attentif aux évolutions statutaires qui doivent accompagner le développement des missions des policiers municipaux."
A ce titre, Alain Marleix avait demandé un rapport au préfet Ambroggiani, afin de formuler quelques propositions dont certaines sont en cours de mise en œuvre (formation, revalorisation des catégories B, simplification de l'agrément) ou le seront prochainement (rapprochement des gardes-champêtres et des policiers municipaux, création d'une médaille d'honneur, réforme de la catégorie A).
Concernant les avancées complémentaires en matière de salaires et de retraites qui n'ont pu être réalisées, Alain Marleix s'est justifié en rappelant le contexte financier "qui s'impose actuellement à l'ensemble des administrations publiques".