Ça y est : les caméras de vidéosurveillance sur la voie publique sont installées, les images parviennent jusqu’à un centre de supervision urbaine, puis sont stockées sur des disques durs. Pour que cette installation fonctionne correctement, il faudra à présent l’entretenir, c’est à dire mettre en œuvre les opérations de maintenance nécessaires. Or cet aspect est souvent mal anticipé par les collectivités : « Certes, les entreprises qui installent les caméras proposent souvent des contrats de maintenance, mais on oublie souvent qu’un système naît, vit et meurt. Pour l’accompagner le plus longtemps possible, la maintenance est très importante », explique Philippe Bourgoin, responsable du centre de supervision urbaine de la ville de Saint-Herblain (Loire-Atlantique). « Je constate, auprès des villes qui nous consultent régulièrement, que la maintenance n’est pas toujours bien évaluée. Or c’est essentiel : si une caméra reste en panne pendant huit jours, et qu’il se passe alors un événement grave, c’est quelque chose de difficilement compréhensible pour les élus.», souligne Dominick Le Mullois, Directeur de la police municipale de Meaux (Seine-et-Marne), ville équipée de 125 caméras.
Deux paramètres importants sont à prendre en compte : les communes équipées de vidéosurveillance doivent en premier lieu se poser la question de leur part d’intervention en cas de maintenance préventive (entretien régulier) et de maintenance corrective (réparation d’une panne). Plusieurs communes se chargent en interne de la maintenance préventive (nettoyage des caméras, vérification du fonctionnement des ordinateurs, entretien des moniteurs...) voire de certaines opérations de réparation en fonction du niveau de la panne. Il peut s’agir du remplacement d’une caméra ou d’un moniteur. Elles confient ensuite à une société privée, dans le cadre d’une délégation de service public, la tâche d’effectuer les travaux nécessitant la plus grande expertise. Dans d’autres communes, c’est l’intégralité de la maintenance qui est transférée au privé. « A Meaux, nous avons un contrat de maintenance assez strict avec une société qui effectue des travaux d’entretien mensuels, ainsi que les réparations nécessaires. L’entreprise, sélectionnée sur appel d’offres, doit disposer en permanence d’une caméra de remplacement en cas de panne », explique Dominick Le Mullois.
Autre facteur important, d’après Philippe Bourgoin, « la GTR, c’est à dire la Garantie du Temps de Rétablissement »...
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