15/10/2009 2462 vues
Prévention situationnelle - Technoprotection
|
|||||
Nîmes (30) : de la gestion urbaine à la prévention des cruesEn mars 2001, l’engagement du nouveau maire UMP, Jean-Paul Fournier, en matière de sécurité était clair : faire de Nîmes une ville sûre où il fait bon vivre. Une volonté définie selon deux axes prioritaires : la création d’un dispositif moderne de vidéoprotection et un engagement fort pour renforcer la Police Municipale. A ce souhait est venue s’ajouter une mission confiée par le chef de l’Etat : réfléchir aux moyens de prévision et de prévention des inondations…
Objectif prioritaire : mettre en place le plus rapidement possible un système de vidéoprotection. Après de nombreuses études d’implantation, les premières caméras – une vingtaine – ont été installées en 2003. Chaque année, une dizaine de caméras supplémentaires ont été mises en place. “Aujourd’hui, Nîmes en compte près de 80 et le parc passera à 200 caméras d’ici fin 2013, intervient Richard Tibérino, adjoint au maire, délégué à la sécurité. Les premières caméras ont investi les lieux les plus criminogènes connus. Au départ, les contraintes techniques ne nous permettaient pas de placer les caméras là où il fallait, c’est-à-dire au plus près des endroits de deals, de prostitution… Aujourd’hui, les caméras de type HD nous permettent de visualiser efficacement les lieux sensibles”.
Le passage de l’analogique au numérique Pour optimiser son dispositif de vidéoprotection, la commune s’est assuré les services d’INEO - GDF SUEZ, l’un des principaux acteurs français en génie électrique, systèmes d’information et de communication. “Lorsque nous avons remporté l’appel d’offre, qui était précédé d’un appel à candidature, j’ai aussitôt proposé un projet en essayant de concilier le budget de la commune et la haute technologie, annonce Pascal Agostini, responsable technique vidéoprotection Méditerrannée chez INEO - GDF SUEZ. Le challenge était d’installer 200 caméras d’ici fin 2013. Sur l’ensemble des caméras analogiques qui existaient déjà, seule une trentaine de modèles analogiques ont été conservés. Les autres ont été remplacées par des caméras de type HD.” Les nouvelles caméras sont des dômes mobiles et non des caméras fixes. 18 opérateurs travaillent au Centre de supervision urbain (CSU) qui fonctionne 7 j/7 et 24 h/24. “Le recrutement s’est effectué en interne parmi les fonctionnaires de mairie. En échange d’un engagement pendant 3 ans dans le service, chaque opérateur a reçu une formation diplômante dispensée par le Greta, précise Richard Tibérino. Chaque écran est visionné par 2 opérateurs sauf lors des grands événements. Durant la féria de Nîmes, par exemple, 3 opérateurs sont prévus par écran ; et ils sont secondés par un OPJ.” Des effectifs humains importants Car le projet repose beaucoup sur la surveillance des hommes. Les 143 agents (dont 24 % de femmes) du service de la sécurité globale, qui représente le service municipal le plus important de Nîmes, ont pour fonction de repérer tout au long de la journée les événements ou mouvements qui leur paraissent inhabituels. “Egalement, depuis 2010, 4 reports d’images ont été réalisés sur le commissariat et 4 autres reports sur la Gendarmerie Nationale. Les policiers comme les gendarmes peuvent donc désormais prendre la main à tout moment, explique le délégué à la sécurité. Car nous travaillons main dans la main avec les forces de l’ordre.” Rappelons qu’en termes d’effectifs, Nîmes est la 6e police de France. Vidéoprotéger tous les endroits à risques Le poste central gère l’ensemble des services opérationnels, fonctionnels et administratifs. “La vidéoprotection mise en place à Nîmes a quatre missions principales : la prévention des risques d’atteinte à la sécurité des personnes et des biens sur la voie publique, la recherche des auteurs d’infractions sur les enregistrements, la régulation du trafic routier, mais également la gestion de crise du type inondations…, intervient Richard Tibérino. Tous les endroits à risques sont désormais équipés de la vidéoprotection.” Car la totalité du centre-ville nîmois, et une bonne partie des alentours, est classée en zone inondable. Témoins les inondations mortelles de 1988 et, plus récemment, les terribles crues de 2005. “La force du dispositif est qu’il ne sert pas uniquement à de la vidéo. Nous sommes sur un réseau où passent des données mairie et où circulent désormais des données vidéo. Tout transite par des serveurs et c’est grâce à cette mutualisation via des serveurs que, finalement, il n’y a pas ‘d’embouteillage’, précise Pascal Agostini. Les serveurs sont virtualisés. Dans ces serveurs, nous avons fait le choix de mettre en place de l’hypervision et non de la supervision pour pouvoir répondre à un besoin croissant d’information sur la gestion des risques. La plus grande difficulté a été de mettre en place toute cette partie système : serveurs, hypervision… A l’heure actuelle, nous pouvons dire que le système a entièrement migré de l’analogique vers le numérique.” 200 interpellations par an en moyenne “Nous sommes très contents du système mis en place, renchérit l’adjoint au maire, délégué à la sécurité. Le taux d’élucidation qu’il offre est important. En moyenne, à elle seule, la vidéoprotection permet 200 interpellations par an (211 en 2010), soit en flagrant délit (1/3), soit par le visionnage des images a posteriori (2/3). De plus, comme les délits se déroulent souvent de nuit, les enregistrements en haute définition procurent une bonne qualité d’image.” Mais la commune ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Certes, de 2001 à 2009, la ville peut s’enorgueillir d’avoir vu les chiffres de la délinquance de proximité baisser de près de 30 % grâce aux efforts constants de l’équipe municipale. Et si les effectifs de la Police Nationale ont diminué, ceux de la Police municipale ont doublé. Néanmoins, depuis l’année dernière, une recrudescence de nouveaux délits a été constatée avec l’augmentation sans précédent de la délinquance des mineurs, des cambriolages ou encore des vols avec violence. Un budget de 1,5 million d’euros Alors quid des prochains mois ? “Des travaux de génie sont en cours. Nous souhaitons étendre le réseau et atteindre le nombre de 200 caméras d’ici fin 2013, annonce Richard Tibérino. 70 % seront placées dans l’hypercentre et 30 % dans les quartiers périphériques, c’est-à-dire dans les lieux sensibles ou excentrés.” Le budget alloué à la sécurité de la ville pour cette année, 2012 et 2013 s’élève à 1,5 million d’euros. “L’Etat nous a toujours octroyé une subvention de l’ordre de 30 % et, depuis 2 ans, cette aide provient du FIPD : elle est également à hauteur de 30 %”, précise le délégué à la séurité. L’attente de caméras mobiles… Les nouvelles implantations vont s’opérer selon un choix stratégique. “Nous avons trois priorités, commente le délégué à la sécurité. Premièrement, installer des caméras de vidéoprotection aux abords des collèges et lycées pour lutter contre les problèmes de racket et d’agressions physiques. Deuxièmement, nous souhaitons réaliser un maillage plus fin de la délinquance dans l’hypercentre où se concentrent 75 % des délits. Troisièmement, nous souhaitons obtenir l’accord préfectoral qui nous autorisera à installer des caméras provisoires, durant 1 à 2 mois par exemple, en périphérie de la ville. Ces changements réguliers d’emplacement des caméras permettraient de diminuer les deals, d’éviter des planques et ainsi d’alléger le travail de la Police Nationale”, conclut Richard Tibérino. La commune ne manque pas de projets. La mise à disposition du CSU à l’ensemble des 24 communes de l’agglomération, pour contrer notamment “l’effet plumeau”, fait partie des volontés de l’équipe municipale. “Mais ce souhait n’est encore qu’au stade de la réflexion”, indique Richard Tibérinob Dimanche 10 Juillet 2011
Ajouter un commentaire
|
Web TV
09/09/2009 3172 vues
|
||||
© 2011 Videosurveillance Infos
|
|||||






Actualités
Réglementation
Technologie
Revue de presse
Forum
Buzz
E-salon
Web-TV
Maître Bensoussan








