Le rôle pédagogique de l'Etat
Le Préfet Jean-Louis Blanchou, Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection, a tout d'abord souhaité souligner que "l'Etat n'était surtout pas prescipteur et ne pouvait avoir qu'un rôle pédagogique d'explication et d'accompagnement dans les démarches initiées localement."
Puis, revenant sur le fameux rapport de l'IGA paru en octobre 2009, le Préfet a rappelé certaines conclusions comme "la vidéo protection n' a pas d'effet plumeau avéré; elle a un effet prouvé sur la dissuasion et sur le taux d'élucidation". Tout en précisant tout de même que la vidéo protection n'est "qu'un outil parmi d'autres, ..., faire de la vidéo sans faire autre chose, ça peut n'avoir aucun sens..."
Cette première étude serait en cours d'actualisation et devrait être finalisée fin octobre/début novembre.
Aide à l'investissement
Jean-Louis Blanchou a alors mentionné le fait que l'Etat paie à concurrence de 15 000 euros par étude, aide au déploiement des caméras et à la mise en place des centres de supervision urbain dans une fourchette allant de 20 à 50% du coût hors taxe du projet, "on est plus prêt de 35%, 40% il faut bien le reconnaître"; les déports d'images vers les services de la police nationale ou de la gendarmerie étant quant à eux financés à 100%...
Une dynamique s'est créée...
Pour justifier cette dynamique, le Prefet a anoncé quelques chiffres : "depuis le 1er janvier 2010, le Comité de pilotage a examiné 720 projets correspondant à une aide à l'investissement de 8 000 caméras. Nous avions une enveloppe, en début d'année, de 30 millions d'euros, nous avons déjà consommé 28 millions d'euros. Je ne peux vous dire si cette enveloppe va être abondée sur 2010..."
Pour écouter l'allocution de Jean-Louis blanchou, cliquez sur la vidéo.