Pierrelatte : des décisions collégiales pour une meilleure vidéoprotection!

Pierrelatte, commune de 13 000 habitants, située dans la Drôme Provençale à mi-chemin entre Valence et Avignon, tire son nom de "Petralatta" pierre retirée de la botte de Gargantua, dans laquelle elle s’était glissée, comme le dit la légende. A partir des années 60, suite à l’implantation de l’usine du Commissariat à l’Energie Atomique, cette petite commune, située au carrefour de quatre départements, voit sa population tripler en quelques années, avec la création d’une zone d’urbanisme prioritaire (ZUP). De vastes ensembles sont construits à la hâte et avec l’arrivée de plusieurs industriels, quelques années plus tard, on parle de Site nucléaire de Tricastin. Durant ces différentes phases de développement, cette petite ville tranquille a dû combiner avec des populations d’origine et de milieux sociaux très différents. Pour préserver cette quiétude et prévenir la petite délinquance, l’équipe municipale a décidé de mettre en place, suite aux dernières élections municipales, un dispositif de vidéoprotection. Aujourd’hui, Pierrelatte semble avoir su protéger un certain havre de paix...



Pierrelatte : des décisions collégiales pour une meilleure vidéoprotection!
Une volonté de campagne électorale du Maire en 2009
Selon Hubert Prévost, Adjoint à la sécurité urbaine, cette réflexion était un des axes de campagne du futur maire, Yves Le Bellec qui, une fois élu, a souhaité rapidement mener à bien cette réflexion. Ainsi, après avoir visité moult communes équipées en vidéoprotection, les diverses critiques ont permis d’affiner le choix des élus, « pour que notre dispositif comporte le moins possible d’erreur », explique l’adjoint au maire, qui ajoute « au départ, mon idée était de ne faire surveiller que le soir ; c’est à dire de 20 heures à 5 heures du matin. En tant qu’ancien commerçant, je pense que celui qui tient une boutique est un peu un agent de ville, en civil. Il voit ce qui se passe dans sa rue et peut facilement faire remonter les informations, notamment à la gendarmerie. Mais, je me suis vite rendu-compte que, grâce à la vidéo, on détecte des actes et faits que même un commerçant ne peut repérer. Je reconnais que le maire a donc eu tout à fait raison de tenir à ce que ce soit surveillé le jour. Ainsi, notre dispositif fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et force est de me rendre compte qu’on remarque des choses aujourd’hui, grâce à ce système, que je n’aurais même pas pensé voir, hier!»


La stratégie globale
Depuis deux ans, la politique globale de prévention et de sécurité, menée par la municipalité de Pierrelatte, met plus que jamais l’accent sur une relation très étroite avec la gendarmerie, pour veiller à la tranquillité des Pierrelattins. En témoignent notamment les opérations ‘tranquillité-vacances’.
« Je pense qu’il est important de bien communiquer sur ce sujet, ainsi que de faire comprendre aux habitants qu’il ne faut pas qu’ils aient peur de donner des informations, car c’est ainsi qu’on arrive à cerner les risques de méfaits... », nous confie l’élu. Bien sûr, tous les outils de prévention de la délinquance, dictés par le plan national, sont mis en œuvre, assure Hubert Prévost, comme le Conseil Local de sécurité et de prévention de la délinquance, la stratégie territoriale de prévention de la délinquance étant un axe fort du « maire qui est tonique et on a tout mis en œuvre pour qu’une vraie politique de prévention soit possible... 

Et ce, grâce aux multiples partenariats, au dialogue et à l’écoute entre les différentes parties concernées et les habitants. C’est ce qui est le plus important. »
Des opposants à cette politique et à l’installation de caméras? « Il y en a eu quelques-uns, au départ, reconnaît l’élu, mais très peu ; et on en a même fini par convaincre certaines personnes qui étaient contre, mais qui ont dû se rendre à l’évidence, notamment quand on leur a rendu leur bien volé, grâce à la vidéo !... »



Un travail collégial
Dans ce même esprit, il est donc apparu normal à la municipalité de décider de l’implantation des caméras de manière collégiale « même si je suis né ici et que je connais bien la ville, je ne pouvais décider seul du lieu d’implantation des caméras. Il était nécessaire que nous nous entourions des forces de sécurité, comme la gendarmerie et la police municipale, ainsi que des services techniques de la ville. »
Frédéric Ladet, responsable du Centre de Supervision Urbain (CSU), précise alors « on a passé beaucoup de temps sur le terrain, pour décider et vérifier où il était judicieux de placer des caméras, après signalement des endroits les plus sensibles, par la gendarmerie : certains quartiers, la gare, des écoles…», ajoutant, « à Pierrelatte, chaque quartier a ses spécificités, et on rencontre des problèmes différents. Travailler de façon collégiale nous a permis de confronter nos points de vue et de tenter de réaliser au mieux les maillages. »
Petits délits, vols de voitures… Les caméras ont alors été implantées dans des lieux stratégiques comme le centre ville, l’extérieur des immeubles, la zone touristique, ainsi que la zone industrielle « il y a parfois des vols la nuit, mais on demande aux entreprises de se protéger, en premier, car il est nécessaire que tout le monde fasse des efforts pour arriver à contrer ces méfaits », insiste l’élu. Et de nuancer « A Pierrelatte, nous n’avons pas de gros problèmes. De plus, un nombre croissant de commerçants s’équipent en vidéo. Mais, nous sommes contents quand on arrête un voleur de scooter moins d’une heure après les faits. Il est arrivé que le voleur soit arrêté avant même que le propriétaire du scooter ne s’aperçoive du méfait!... »



Le dispositif retenu et ses particularités
Ainsi, après plusieurs études d’implantation et une profonde réflexion sur le dispositif menées pendant plus d’un an, le choix s’est porté sur une transmission radio à 5,4 ghz avec, en parallèle, un dispositif de lecture de plaques.
L’adjoint au maire confie alors « le bureau d’étude qui a rédigé l’Appel d’Offre était parti sur du filaire, mais quand on a vu le prix (plus de 2 millions d’euros, NDLR); on a préféré opter pour une liaison radio, 4 fois moins chère! » Autre atout, précisé par Frédéric Ladet, l’extrême rapidité de mise en place : « L’installation a commencé en avril et le dispositif était opérationnel en juin. » Quant à la qualité de l’image, les différentes parties prenantes semblent très satisfaites. « Grâce aux nouveaux systèmes de compression H.264 que nous retrouvons aussi bien dans les caméras que les réseaux radio, il n’y a plus aucun souci de flux vidéo », assure également Arnaud Lombard, Responsable d'affaires chez Spie Sud-est—Spie Communications. « Pourtant, j’ai douté au départ, avoue l’élu, mais on a eu la chance de rencontrer de vrais professionnels, qui ont su bien nous conseiller et nous convaincre. Autre avantage que nous avons également pris en compte: il est plus facile à déplacer une caméra quand c’est en liaison radio que du filaire. »

Une des particularité de ce dispositif? C’est un système qui combine le point à point, le multipoint et le Mesh. « Contrairement aux systèmes radio classiques, point à point ou multipoint, nous avons choisi de faire fonctionner les trois technologies en parallèle, de façon à permettre une liberté d’architecture. Le choix supplémentaire du Mesh est un vrai atout, surtout dans l’urbain, car il est parfois difficile d’atteindre les points hauts. Or, via cette technologie, on peut atteindre plus aisément un point haut ... », explique Arnaud Lombard, Spie Sud-est/Spie Communications.

Aujourd’hui, 30 dômes veillent sur les Pierrelattins, soit cinq aux entrées de la ville, sept dans le centre ville, .sept au niveau de la Cité du Roc et de la Résidence Saclé Nord, deux à la Cité scolaire (collège et lycée), cinq dans la zone industrielle et la zone touristique, trois au niveau du complexe sportif et la base de loisir et une à la gare SNCF. Et en réponse à la question de savoir si le fait de n’avoir que des caméras dôme ne nuit pas à une bonne visibilité de l’ensemble des endroits quadrillés, les trois hommes affirment que les prépositions des caméras dôme permettent de pallier à ce type d’inconvénient.



Autre particularité à noter : certaines caméras ne disposant pas d’alimentation permanente, des systèmes de batterie, fournis par Slat, ont été mis en place, pour assurer un courant continu. Ainsi, les batteries se rechargent via les mâts d’éclairage public, la nuit, le dispositif alimentant le mécanisme complet de vidéoprotection. Le jour, lorsque le réseau d’éclairage public est absent, le système restitue l’énergie emmagasinée dans sa batterie pour continuer d’alimenter toute l’installation.

Autre atout du dispositif de Pierrelatte: le système de lecture de plaques d’immatriculation « On a également souhaité installer 10 caméras, lecteurs de plaques, dont les images sont envoyées directement au CSU, mais au profit de la gendarmerie, relate Hubert Prévost. Ainsi, la gendarmerie passe par nous, pour authentifier des véhicules signalés comme volés et vérifier leurs entrées ou sorties dans la ville. Notons toutefois une restriction : seuls le responsable du CSU et le chef de poste ont le droit de visualiser les images. « En donnant le numéro de la voiture, nous permettons à la gendarmerie de retracer l’historique du parcours de la voiture, les jours précédents », rapporte Frédéric Ladet.
« Ces systèmes de lecture de plaque sont de plus en plus demandés, mentionne Arnaud Lombard, l’intelligence embarquée permettant le renvoi de l’information, notamment dans le cas présent la lecture au CSU, via la liaison radio, uniquement lorsqu’il y a des voitures qui passent. C’est la plus grosse installation de ce type que nous ayons réalisée dans la région ! Technologiquement, ce sont donc deux caméras en une, en interface IP. Une caméra en noir et blanc pour lire la plaque et une caméra Megapixel pour le contexte de la plaque. Il y a ainsi 10 points de capture aux endroits stratégiques (entrées et sorties essentiellement). Et ce dispositif permet d’identifier les véhicules pour des recherches précises par exemple, d’établir des rapports et de capturer les images jusqu’à 225 km/heure... »


Des résultats probants
« En un an, la délinquance a baissé de 40% » déclare Frédéric Ladet, qui ajoute « les gendarmes nous ont confirmé que depuis la mise en place de la vidéo, il n’y a quasiment plus de vol sur la voie publique, ni de bagarre... »
Le secret de cette réussite : les caméras, pour une part, mais surtout « le dialogue, une bonne communication et des échanges continuels avec les différentes parties concernées et surtout avec la gendarmerie, avoue Hubert Prévost. Tous les deux mois, on fait le tour des différents sites pour vérifier d’éventuelles dégradations, comme des véhicules à moitié  démontés, surtout au niveau du quartier du Roc. A cet endroit, des caméras surveillent les parkings. Le bailleur (ODH) n’a pas prévu, du moins pour l’instant, d’installer des caméras au niveau des immeubles, car ils se les font casser. On leur en a déjà parlé, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Il faut avouer qu’il n’y a pas non plus de gros soucis. Dans la journée, quand on s’y promène, on n’entend absolument rien – Et. le soir seule une dizaine de jeunes sont bien connus... »



Les opérateurs
« Nos opérateurs connaissent la ville. Pour la plupart, ils y vivent depuis des années. Ce sont des employés municipaux, mais qui, pour nombre d’entre eux, sont d’anciens gendarmes ou militaires. Ce sont de vrais professionnels, qui entretiennent un lien permanent avec la gendarmerie via une liaison radio notamment, et le deviennent chaque jour un peu plus...
Ils ne sont pas là juste pour regarder les écrans mais pour investiguer, identifier, scruter, sur les deux écrans, permettant de visionner 12 images en simultané. Il faut dire qu’on a aussi un matériel extraordinaire : la qualité d’image est parfaite jusqu’à une certaine longue distance* (preuve à l’appui, avec une petite démonstration, NDLR)
Quant à la formation, ces huit opérateurs, travaillant en binôme, avec des vacations de 10 heures –comprenant 1 heure 15 de pause- en ont reçu une, « deux jours de formation juridique dispensée par le CNFPT et 3 jours avec les techniciens de Spie qui nous ont montré le fonctionnement du joystick, des caméras... Nous sommes allés sur place pour mieux appréhender le contexte, l’environnement et les caméras, de façon à nous imprégner des différents sites, certains ne connaissant pas parfaitement la ville», explique Frédéric Ladet.

« Nous avons pour habitude de donner un questionnaire, en début de stage, de façon à déterminer les connaissances des différents opérateurs et établir alors au mieux le contenu du programme de formation. Le stage comporte systématiquement des alternances de théorie et de mise en pratique, sur des cas concrets. Pour cette deuxième partie, comme les caméras étaient installées et le système opérationnel, on a pu le réaliser sur leur propre dispositif. En fin de stage, un nouveau QCM permet de déterminer l’efficacité de la formation, vérifier les acquis et les non-acquis. Bien évidemment, quelques jours avant la fin de nos interventions, nous sommes à l’écoute des stagiaires pour répondre à leurs diverses questions et adapter les derniers apports aux préoccupations et points qui posent encore quelques interrogations», précise Arnaud Lombard, qui ajoute « Le logiciel étant très bien fait, l’opérateur peut être opérationnel, sur les aspects pratiques, en une demi-journée. Une formation plus poussée sur la pratique du superviseur, pour la recherche de plaques, pour des enregistrements, dure entre un et deux jours. Le masquage des caméras, la définition des prépositions des caméras... Il y a alors un travail de configuration des caméras que seuls le responsable CSU et le chef de poste sont habilités à réaliser. » En effet, explique ce responsable d’affaire, les autres opérateurs « constatent, vérifient, voire peuvent effectuer une relecture instantanée pour un temps limité et préalablement déterminé; mais ne peuvent pas faire de recherches ».


Et demain?
« Je pense que nous avons réussi à bien quadriller la ville, dans l’ensemble », assure le responsable du CSU, qui ajoute alors « L’expérience et l’utilisation des 30 caméras pendant 6 mois nous ont cependant permis de détecter la nécessité d’étendre quelque peu le dispositif en implantant de nouvelles caméras sur d’autres sites. Ainsi, les six caméras que nous allons ajouter correspondent à des endroits où il nous est arrivé de ’perdre’ des véhicules, ou bien où des faits se sont produits et pour lesquels nous n’avons pu procurer d’image à la gendarmerie. Dans un plus long terme, il pourra nous arriver de déplacer quelques caméras sur d’autres lieux... »
Bien évidemment, l’architecture actuelle permet de supporter d’autres caméras. « On a volontairement surdimensionné le réseau radio dès le départ, de façon à anticiper cette évolution possible », ajoute l’élu.
Lors du premier projet, la ville avait reçu une subvention à hauteur de 30 % du budget global, émanant du Fonds interministériel de la prévention de la délinquance (FIPD). Le dossier concernant les six nouvelles caméras a été envoyé et la municipalité est en attente de la réponse. « Le ministère nous l’a refusé une première fois, faute de déport d’image vers la gendarmerie. Ce que nous avons alors modifié aussitôt dans notre projet. Normalement, nous devrions prochainement obtenir une réponse positive », confie l’élu. Cette extension, comprenant également le déport vers la gendarmerie, représente un investissement, pour la commune, de 79 000 € HT.

« Nous avons proposé à la municipalité un système très ouvert, ce qui a plu aux élus. Ainsi, ils ne dépendent d’aucun acteur privé et d’aucun matériel en particulier. La ville a également la liberté de choisir d’assurer la maintenance elle-même, si elle le souhaite, un jour, ou de la confier à un autre prestataire. Chez Spie, nous avons pour volonté de ne pas verrouiller le client. Et c’est ce qu’apprécient de plus en plus les collectivités. » assure Arnaud Lombard, Spie Sud-est - Spie Communications.



La vidéoprotection : Municipalité et Pierrelattins sont convaincus de son utilité...
Certes, la politique de prévention de la délinquance ne se résume pas à la vidéoprotection, à Pierrelatte. Et les missions quotidiennes de la police municipale le prouvent: composée de trois agents de police et d’un   Agent de Surveillance de la Voie Publique (ASVP), elle joue un vrai rôle de police de proximité, que ce soit à la sortie des écoles, au niveau des stationnements… Mais la vidéoprotection a tout de même permis d’apporter la preuve de la culpabilité de certains auteurs de méfaits, voire de disculper des personnes accusées à tort, s’accordent à dire Hubert Prévost et Frédéric Ladet.

En témoigne « une fusillade, dans la grande rue. Tout a été filmé et visualisé par l’opérateur qui avait repéré le manège d’une voiture, depuis un long moment. Le soir, l’opérateur retrouve ce véhicule et reconnait le numéro. Il assiste alors à une fusillade et contacte aussitôt la gendarmerie...
Un autre assiste à une tentative d’incendie d’un bar. Ce pyromane a donc été placé, dès le lendemain matin, en garde à vue, puis déferré au parquet, les gendarmes l’ayant formellement identifié grâce aux images prises par les caméras de vidéoprotection.
Ainsi, on compte plus de 400 mains courantes effectuées par les opérateurs, en dix mois. Les opérateurs apportent vraiment une aide précieuse à la gendarmerie sur des enquêtes, en surveillant des personnes, des véhicules. La gendarmerie fait de plus en plus appel à nous, car nous sommes une vrai source d’informations. »





Mathieu Lesieur, Chef de produit chez Sony Europe, revient sur les caméras vidéo mises en place à Pierrelatte...

VSI : Le dispositif de vidéoprotection de Pierrelatte ne comporte que des caméras dômes. Pourquoi ce choix ?
Quand on parle de caméras dômes, on parle de caméras mobiles qu’on va pouvoir piloter avec un joystick pour aller visionner l’intégralité d’une scène avec des rotations à 360°. On appelle également ces caméras des Ptz (Pan, Tilt and Zoom) car il y a trois degrés de liberté : la rotation, la dimension verticale et le zoom pour se rapprocher d’un détail de la scène. Ces types de caméras sont désormais les plus utilisés dans les villes, étant installées sur des zones assez larges, comme des rues ou des places; or c’est la seule caméra qui puisse offrir ce degré de liberté pour couvrir une zone maximale. En effet, rappelons qu’une caméra fixe, même pour une caméra de type grand angle, va offrir une vision limitée à 90 ou 100° de champ de vision.


VSI : Cependant, avec une caméra mobile, si on peut couvrir l’intégralité de la zone, on ne peut visionner que certaines parties de la zone à la fois…

C’est un fait, mais on pallie à ceci en utilisant des prépositions : on va enregistrer, dans la caméra, des prépositions, c'est-à-dire des scènes à visualiser, qu’on va balayer les unes après les autres. Ceci est pratique, notamment quand on a un agent de sécurité qui est devant l’écran, car ceci lui permet, avec une seule et même caméra, de voir les différentes zones d’intérêt les unes après les autres.
L’utilisation de ces prépositions va aussi permettre d’employer la détection d’activité sur préposition : le système est alors un peu plus en autonomie, dans le cas notamment où il n’y a pas forcément d’agents qui visualisent les images en permanence On peut donc imaginer la détection d’activité sur préposition : la caméra visualise, par exemple, une scène et fait de la détection d’activité. Si celle-ci s’avère existante, une alarme peut être remontée, des événements sont détectés… On peut définir un nombre considérable de scénarii concernant la détection sur préposition, comme lancer un enregistrement, prévenir, un opérateur… Ainsi, même si on ne couvre pas en permanence les 360° de la scène, cette surveillance peut être très efficace et fiable, grâce à la préposition.


VSI : Toutes les caméras Sony sont équipées du dispositif jour/nuit...
Il y a différentes solutions pour visualiser la nuit. La plus efficace et la plus répandue, qui fait la particularité de notre dôme, est la vision de nuit avec un filtre infrarouge. Ainsi, pendant la journée, un filtre infrarouge, situé devant le capteur, va empêcher les rayonnements infrarouges d’arriver sur le capteur, ce qui va assurer une qualité d’image similaire à la vision réelle sur des longueurs d’onde proches de la vision humaine.
Puis, quand la luminosité devient trop faible, on peut retirer le filtre infrarouge, de façon à capter un maximum de lumière, quelle que soit la longueur d’onde. Le capteur devient alors sensible au rayonnement infrarouge, et donc capable de voir beaucoup mieux que la vision humaine. C’est le cas du dispositif de Pierrelatte. La caméra bascule systématiquement du mode jour au mode nuit, dès qu’elle considère que la luminosité est trop faible.
On peut également coupler les caméras avec de l’éclairage urbain. Les sources lumineuses que procurent les lampadaires vont alors nous permettre de récupérer de la lumière pour obtenir une image exploitable, même la nuit.
Mais il faut toujours considérer le fait que meilleure est la lumière dans la scène, meilleure va être la qualité d’image et donc meilleure sera l’identification !




Jeudi 21 Juillet 2011
Virginie CADIEU



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