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Collaborateur parlementaire de Christian Estrosi [1998-1992], Directeur de cabinet adjoint de Jean-Claude Gaudin [1995-1998], Directeur de cabinet du Président du Groupe Christian RPR au Conseil régional PACA [1998-2001], Eric Ciotti devient, en 2003, Directeur de cabinet de Christian Estrosi, Président du Conseil général des Alpes-Maritimes et en 2005, conseiller du ministre délégué à l’Aménagement du territoire.
Le 17 juin 2007, il est élu Député dans la première circonscription des Alpes-Maritimes en obtenant 60,92 % des voix au second tour. Il fait partie du groupe UMP à l’Assemblée nationale, et est membre de la commission des lois. Il sera, dès le mois d’avril, rapporteur de la loi de modernisation de l’économie.
Il est élu le 16 mars 2008 sur la liste de Christian Estrosi lors de l’élection municipale à Nice. Il devient ensuite premier adjoint au Maire, chargé notamment du développement durable, de l’aménagement urbain, des travaux et des déplacements.
Le 7 décembre 2008, il est élu Conseiller général dans le canton de Saint-Martin-Vésubie, avec 78,5 % des suffrages dès le premier tour de scrutin. Quelques jours plus tard, le 18 décembre, il est élu président du Conseil général des Alpes-Maritimes par l’Assemblée départementale.
Lors des élections cantonales de mars 2011, Eric Ciotti est réélu au premier tour dans le canton de Saint-Martin- Vésubie. Il est reconduit à la tête du conseil général des Alpes-Maritimes le 31 mars 2011, avec 44 voix, soit six de plus qu’en 2008.
La sécurité comme profession de foi
Eric Ciotti est secrétaire national de l’UMP en charge des questions de sécurité depuis mars 2009. Il a été rapporteur, à l’Assemblée nationale, de la loi contre les bandes violentes, adoptée en juin 2009 ; puis, en 2010, de la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi2).
Il est l’auteur d’une proposition de loi visant à lutter contre l’absentéisme scolaire. Souhaitée par Nicolas Sarkozy, cette proposition est devenue une loi, promulguée le 29 septembre 2010. La loi Ciotti permet de suspendre ou de supprimer les allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire. Après quatre demi-journées d’absence non justifiées en un mois, le chef d’établissement devra alerter l’inspecteur d’académie, lequel se chargera de convoquer la famille pour lui adresser un avertissement. Si l’élève réitère ses absences, l’inspecteur d’académie devra saisir la Caisse d’allocations familiales (CAF) pour faire suspendre les versements liés à l’enfant.
En janvier 2011, Nicolas Sarkozy confie une nouvelle mission à Eric Ciotti pour viser à renforcer la capacité française à exécuter efficacement les peines prononcées.
Le 7 juin 2011, Eric Ciotti remet son rapport au Président de la République. Durant 5 mois, il a auditionné une centaine de personnes, acteurs du monde judiciaire ou pénal, représentants d’associations ou encore des victimes. Il a tenu également à effectuer de nombreuses visites dans les infrastructures françaises (Préfecture de Police de Paris, différents Service d’Application des peines, Tribunaux de Grande instance, Maisons d’Arrêt…). Fort du témoignage et de l’expérience de chacun, Eric Ciotti dresse dans son rapport le bilan de ses entretiens et déplacements et propose 50 mesures pour l’amélioration de l’exécution des peines.
Le 16 juin 2011, Eric Ciotti répond à l’invitation de Christian Estrosi qui organise les premières rencontres nationales de la Police Municipale à Nice, placées sous la présidence du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. A cette occasion, Eric Ciotti rappelle combien l’action du Maire de Nice, en faveur de la Police Municipale, est pertinente en soulignant notamment la responsabilité des Maires qui ne respectent pas leur obligation légale en matière de sécurité. Il rappelle aussi son engagement pour la Police Municipale, notamment dans son rôle de rapporteur de la Loppsi2 : conscient du rôle indispensable de la Police Municipale en matière de prévention de la délinquance, Eric Ciotti avait en effet dédié un chapitre entier de la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure à cette troisième force de la Sécurité en France.
En août 2011, il dépose sur le bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi : la création d’un service citoyen pour les mineurs délinquants de 16 ans. Ce texte est la mise en œuvre législative de l’une des préconisations de son dernier rapport remis en juin. “La délinquance des mineurs a triplé en 30 ans. Avec 214 000 jeunes délinquants mis en cause en 2009, il est indispensable d’adapter notre législation pour une meilleure prise en charge de ces mineurs. Or, malheureusement, entre la rue et la prison, il n’y a pas forcément de réponse.
C’est pourquoi j’ai souhaité déposer cette proposition de loi visant à instaurer un contrat de service au sein d’un établissement d’insertion de la défense, comme alternative à l’incarcération. L’objectif est de (ré)- inculquer des principes de vie en société tels que le respect de l’autre, de la collectivité, mais aussi le respect de soi et le goût du travail grâce à une discipline stricte mais valorisante inspirée de la rigueur militaire. Ces jeunes recevront une triple formation : remise à niveau scolaire, approche citoyenne et civique et démarche professionnalisante.
Par ailleurs, ils pourront être amenés à effectuer des travaux pour le compte de la collectivité”, argumente Eric Ciotti. Ce texte devrait être examiné par l’Assemblée nationale à l’automne.
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