Revue de presse sur la vidéosurveillance et la sécurité - Lundi 21 juin - n°493



NATIONAL

Revue de presse sur la vidéosurveillance et la sécurité - Lundi 21 juin - n°493
D'ici à la fin de l'année, la gare du Nord sera équipée de 504 caméras
Mardi 14 juin 2010, le ministre de l'intérieur s'est rendu à la gare du Nord pour faire le point sur la sécurité dans les transports.
"Le ministre a choisi cette gare, car elle est la plus fréquentée d'Europe avec près de 500 000 voyageurs par jour et, avec une galerie marchande de plusieurs dizaines de boutiques, elle concentre inévitablement des risques de délinquances", peut-on lire dans le communiqué émanant du ministère. Ces risques se définiraient par des vols avec violences, des vols à la tire, des agressions physiques et des trafics de stupéfiants "opérés par des voyous qui ont tendance à se croire maîtres des lieux, considérant la gare comme leur territoire".

Depuis quelques mois, grâce à la prise en compte du problème de l'insécurité avec tous les acteurs concernés, la gare du Nord serait "redevenue fréquentable", selon Brice Hortefeux, ce résultat ayant été rendu possible grâce à l'anticipation, les opérations "coup de poing" et la coordination... Vidéosurveillance Infos





Cnil.fr : un service de plainte en ligne
La CNIL a ouvert, le 14 juin, un nouveau service sur son site internet. Les internautes peuvent désormais lui adresser une plainte en ligne si leur droit d'accès ou leur droit de s'opposer à recevoir de la publicité ne sont pas respectés.
La CNIL reçoit près de 4500 plaintes par an. Le quart d'entre elles concerne le droit de s'opposer à recevoir de la publicité non désirée ou celui d'obtenir communication des données personnelles enregistrées dans un fichier (droit d'accès). Pour ces plaintes courantes, les personnes victimes du non-respect de la loi « informatique et libertés » peuvent désormais adresser leur demande à partir du site internet www.cnil.fr




La charte déontologique présentée par le Préfet Philippe de Lagune le 16 juin dernier
C'est l'une des mesures importantes du plan national de prévention de la délinquance et d'aide aux victimes lancé en octobre dernier : la charte déontologique, destinée à améliorer les échanges d'informations au sein des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), a été présentée en avant-première, mercredi 16 juin, par le préfet Philippe de Lagune, lors d'un séminaire organisé par le groupe Demos. Cette charte vise les informations "à caractère confidentiel". Jusqu'ici, l'article 8 de la loi du 5 mars 2007, relative à la prévention de la délinquance, permettait déjà aux professionnels de l'action sociale de "partager entre eux des informations à caractère secret" et de "révéler au maire et au président du conseil général" certaines informations confidentielles. En revanche, dans le cadre des CLSPD, l'échange de données "à caractère confidentiel" n'était que sommairement évoqué par l'article 1 de la même loi : les informations partagées au sein des "groupes de travail et d'échange d'informations à vocation territoriale ou thématique" (que peuvent constituer les maires dans leurs CLSPD) ne peuvent "être communiquées à des tiers"… Résultat : les travailleurs sociaux rechignaient à dévoiler leurs données. "La grande majorité des communes constatent une absence totale de communication et d'échange avec les travailleurs sociaux, ces derniers étant réticents quant au secret partagé", avait même constaté l'Association des maires de France (AMF), dans une note adressée à Philippe de Lagune, secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance, chargé de la mise en œuvre du plan de prévention de la délinquance.
La charte propose, désormais, un cadre précis. Ainsi, "l'échange d'informations ne doit, en aucun cas, avoir lieu au cours des réunions plénières du CLSPD" (article 4)… Localtis




Arrêté du 18 mai 2010 organisant un examen professionnel de directeur de police municipale
Par arrêté du président du centre interdépartemental de gestion de la grande couronne de la région Ile-de-France en date du 18 mai 2010, un examen professionnel pour l'accès au grade de directeur de police municipale est ouvert, en convention avec le centre interdépartemental de gestion de la petite couronne, le centre de gestion de Seine-et-Marne et, pour leur région ou inter région coordonnée, les centres de gestion coordonnateurs de l'Aude, du Bas-Rhin, des Bouches-du-Rhône, de la Gironde, d'Ille-et-Vilaine, d'Indre-et-Loire, de la Loire-Atlantique, du Nord, du Puy-de-Dôme, du Rhône, de La Réunion et de la Seine-Maritime, au titre de l'année 2010... Source : Legifrance

NOMINATIONS

Préfet délégué pour la sécurité et la sûreté à Roissy et au Bourget
Un décret, en date du 11 juin 2010, émanant du ministère de l'Intérieur et publié mardi au Journal officiel, annonce la création d’un poste de préfet délégué pour la sécurité et la sûreté des plates-formes aéroportuaires de Roissy - Charles-de-Gaulle et du Bourget.
Ce préfet délégué, dont le titulaire n’a pas encore été annoncé, assiste le préfet de la Seine-Saint-Denis pour toutes les missions concourant à la coordination et à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement sur les aéroports de Roissy et du Bourget. Vidéosurveillance Infos


Nomination du sous-préfet chargé de mission auprès du préfet du Val-de-Marne
Par décret du Président de la République en date du 15 juin 2010, M. Olivier Huisman, professeur agrégé, a été nommé sous-préfet, sous-préfet chargé de mission auprès du préfet du Val-de-Marne.
Source : Légifrance



Nomination de la secrétaire générale de la préfecture de l'Aube
Par décret du Président de la République en date du 15 juin 2010, Mme Catherine Henuin, administratrice civile hors classe détachée en qualité de sous-préfète hors classe, sous-préfète chargée de mission auprès de la préfète des Yvelines, a été nommée secrétaire générale de la préfecture de l'Aube. Source : Légifrance




REGIONS

Cergy (95) : la LDH boude le comité d’éthique
Sollicitée par le maire socialiste Dominique Lefebvre, la Ligue des droits de l’homme (LDH) du Val-d’Oise a refusé d’intégrer le comité d’éthique mis en place à Cergy.
Invité à siéger au sein du comité d’éthique mis en place à Cergy (Val-d’Oise), le Président départemental de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Jean-Claude Vitran, a opposé début mai une fin de non-recevoir. « On nous sollicite partout, parce qu’avoir la LDH dans un comité, c’est un gage de sérieux, explique-t-il. Mais la Ligue est profondément contre la vidéosurveillance. La première condition qu’on poserait, ce serait le démantèlement du dispositif ! » Composé de 17 membres répartis sur trois collèges, le comité d’éthique de Cergy a tenu sa première réunion le 8 juin. Il rassemble des personnalités qualifiées comme le bâtonnier du Val-d’Oise ou le correspondant de la Halde, des élus et des représentants d’associations locales. « Outre la rédaction d’une charte, il permettra à n’importe quelle personne qui considèrerait que ses libertés ont été mises à mal d’accéder aux images, et sera garant du respect de la loi », indique l’adjoint au maire chargé de la sécurité, Pierre Bouchacourt... Lettre VSI du mois de juin et Site VSI




Saint-Jean-d’Angély (17) : l’élue d’opposition fait démonter un poteau
Le tribunal de grande instance de Saintes (Charente-Maritime) a ordonné à la mairie de déplacer un poteau installé devant le domicile d’une élue d’opposition.
Pour la majorité, il s’agit simplement d’un « clochemerle politique ». Pour l’élue d’opposition, la mairie a au minimum fait preuve « d’une extrême maladresse ». Le 26 mai dernier, comme le lui avait ordonné le TGI de Saintes, la Ville de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) a démonté un poteau destiné à supporter une caméra, et implanté à l’angle du domicile de Françoise Mesnard-Caillere, conseillère municipale PS et vice-présidente de la Région Poitou-Charentes. A l’origine de la décision du tribunal : un référé déposé par l’intéressée, mettant en cause la légalité du dispositif, installé sans attendre la validation de la préfecture, et invoquant son droit à la vie privée. « C’est une toute petite ville, tout le monde sait où j’habite », souligne Françoise Mesnard-Caillere... Lettre VSI et Site VSI




En Haute-Savoie, 32 communes équipées
En Haute-Savoie, 32 communes ont déjà investi dans la vidéo-protection, sur la voie publique ou dans
leurs parcs de stationnement.
La première des 939 caméras installées par les collectivités haut-savoyardes l'a été à Annecy, en 1998.
Depuis, la ville candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2018 est équipée de 340 caméras, ce qui la place loin devant Évian-les-Bains, deuxième commune du département la plus dotée, avec 144 caméras.
Seynod et Cran-Gevrier, dans l'agglomération annécienne, et Cluses, dans la vallée de l'Arve, suivent avec 69, 54 et 48 caméras.. Le Dauphiné




Béthune (62) - Les gendarmes partenaires du bac pro sécurité-prévention
Lancé en septembre 2008 au sein du lycée Malraux à Béthune, le bac professionnel sécurité-prévention comptait quelques partenaires de prestige.
La police nationale, le service départemental d'incendie et de secours, la police aux frontières ou la police municipale avaient déjà signé une convention de partenariat avec l'éducation nationale. Depuis la semaine dernière, la gendarmerie les a rejoints avec la signature d'une convention notamment par Marie-Jeanne Philippe, recteur de l'académie de Lille, et le colonel Bruno Bresson, commandant du groupement de gendarmerie du Pas-de-Calais... La Voix du Nord



Colomiers (31) - Faut-il une police municipale ?
Dans un communiqué destiné à la presse, Jean-Jacques Bolzan, ancien maire de quartier de Saint-Martin-du-Touch, a déclaré « souhaiter la création d'une police municipale » à Colomiers. « Ce n'est plus un village, il faut se donner les moyens nécessaires pour la deuxième ville du département. » Il semble ainsi que la création récente du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance ne suffise pas au secrétaire départemental du Parti Radical 31. Mais du côté de la municipalité, la position concernant la mise en place d'une police municipale reste depuis longtemps inchangée : ce n'est pas prévu. Contacté à plusieurs reprises, le maire, Bernard Sicard, n'a même pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Entre les deux bords politiques, l'objet du débat est donc un peu tendu. À tel point que Frédéric Rios, président du syndicat du quartier des Ramassiers - qui a subi récemment des actes de délinquance - se refuse à donner son avis. « Je ne veux pas alimenter le débat politique, confie-t-il. C'est un sujet sensible. »… La Dépêche




Hallennes-lez-Haubourdin (59) - Vidéo protection ou non ?
Les élus se sont réunis jeudi soir à la mairie. Ils avaient à se prononcer sur cette question. ...
L'adjoint chargé de la sécurité a commencé à expliquer que la ville d'Hallennes-lez-Haubourdin n'est pas située dans une circonscription de gendarmerie réputée pour être particulièrement touchée par la délinquance. Cependant, les bâtiments communaux sont régulièrement l'objet de dégradations et d'incivilités. Les réparations qui doivent alors être réalisées sont coûteuses. Des vitres ont été brisées, des tags ont été apposés sur les murs, le coût des travaux s'élève à 15 000 E.
Le maire a rappelé qu'il s'agirait d'installer 5 ou 6 caméras qui protégeraient les bâtiments communaux tels que la salle de spectacle ou le restaurant scolaire. Celles-ci seraient ainsi disposées dans un périmètre resserré et éloigné des habitations afin de ne pas porter atteinte à l'intimité des riverains, dont la vie privée serait préservée... La Voix du Nord





Saint Gély du Fesc (34) - Les "pour" l'appellent vidéo protection, les "contre" vidéosurveillance
Quoi qu'il en soit, ce sont 19 caméras, réparties sur 8 zones, qui filment depuis un mois environ, 24h/24, les principaux espaces publics de la ville.
Pourquoi ? Essentiellement pour lutter contre la petite délinquance (les dégradations de biens publics coutent chaque année 30 000 € aux contribuables) et le tapage nocturne selon le maire, Georges Vincent, qui a rendu visite à d'autres communes avant de prendre sa décision, et constaté l'effet dissuasif de ce type d'équipement, qui permet par ailleurs d'élucider un certain nombre de délits.
Comment ? Les 19 caméras filment en continu et à 380° les zones sur lesquelles elles sont installées, masquant automatiquement tout espace privé qui entrerait dans leur champ. Les images sont stockées dans une salle disposant de quatre écrans et sont conservées pendant une semaine; des écrans devant lesquels il est possible de poster un agent, ce qui n'est cependant pas à l'ordre du jour, excepté pour des évènements importants, tels la fête locale (un test a été fait à l'occasion de la mini-féria début mai). Le local est protégé par un code d'accès, détenu par le maire, le directeur général des services et le chef de la police municipale, police municipale qui pourra désormais être redéployée sur des secteurs non « vidéo surveillés », pour une meilleure efficacité des tournées aléatoires qu'elle effectuait déjà.
Combien ça coute ? 165 000 € au total, 60% pour l'équipement, 40% pour l'installation, et 15 000 € annuels de maintenance. Alors que le ministère de l'intérieur annonce dans un récent communiqué financer en moyenne 40% de l'investissement des communes, Saint-Gély a reçu à ce jour (une demande de subvention complémentaire a été demandée) 20 000 €... Midi Libre





Nancy (54) - Taser et Police municipale : Nancy dit NON !
Après la mort d’une policière municipale Brice Hortefeux le ministre de l’Intérieur a signé un décret autorisant à nouveau l’usage du Taser.
A Nancy on ne minimise pas la tâche souvent délicate des agents qui interviennent sur la voie publique mais il n’est pas question pour l’instant de le doter des pistolets à impulsion électrique. Explications de Jean-Louis Thiébert en charge de ces questions au sein de l’équipe municipale.
« Il n’est pas dans nos objectifs d’équiper nos policiers municipaux de Taser. En guise d’équipements de défense ils disposent de bombes lacrymogènes et de Tonfa - sorte de matraque à laquelle a été ajoutée une poignée perpendiculaire, dont le maniement nécessite une formation pointue -. D’autre part ils vont êtres d’équipés - c’est en cours - de gilets de défense. »
Pourquoi ce choix, alors que d’autres villes ont résolument adopté le Taser avec les problèmes que cela peut parfois engendrer ? « Les missions de la police municipale sont des missions de proximité. En cas d’incidents importants, c’est la police nationale qui prend le relais. Un policier municipal n’est pas chargé du maintien de l’ordre. Il peut neutraliser un individu menaçant pour la population mais ensuite il doit le remettre à disposition de la police nationale. » La semaine.fr





La Ferté-Bernard (72) - des caméras plutôt que des Taser
Les policiers municipaux de La Ferté-Bernard ne seront pas équipés de pistolet à impulsion électrique de type Taser. Jean-Carles Grelier, le maire de la ville, en a décidé ainsi et s’en explique. «L’actualité liée à la police municipale est dramatique mais il faut garder à l’esprit que la police municipale locale n’a pas vraiment le même rôle que les fonctionnaires en exercice dans les grandes villes».
Pour le premier magistrat, les policiers municipaux ont une vocation différente qui réside dans «le contact et les relations avec la population de La Ferté-Bernard». Actuellement, les agents de la mairie disposent de bâtons de défense et de bombes lacrymogènes.
Des outils qu’ils n’utilisent que très rarement. «Je n’ai pas l’intention d’aller au-delà de cet équipement». De plus, les policiers municipaux «ne le réclament pas».
Pour cause, «à ma connaissance, il n’y a jamais eu d’insultes, de coups ou de dégradations sur les véhicules et sur les locaux de la police municipale».
En armant les fonctionnaires, «on prendrait le risque de couper le lien avec la population et la jeunesse». Concrètement, «je ne veux pas du message du tout sécuritaire et je préfère miser sur la concertation et la compréhension».
La concertation c’est d’ailleurs le principe qui a été mis en avant à l’occasion de la réflexion sur l’opportunité d’installer des caméras de vidéosurveillance dans la ville… L’Echo sarthois

Lundi 21 Juin 2010
Virginie CADIEU



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