Revue de presse sur la vidéosurveillance et la sécurité - Lundi 26 juillet- n°497



EN FRANCE

Revue de presse sur la vidéosurveillance et la sécurité - Lundi 26 juillet- n°497
Prévention de la délinquance : la Mission d’évaluation s’installe progressivement
Dans la circulaire n° 5463/SG, datée du 23 avril et adressée à plusieurs membres du gouvernement et au corps préfectoral, le Premier ministre, François Fillon, annonçait la création d’une “Mission permanente d’évaluation de la politique de prévention de la délinquance”.
L’objectif d’une telle mission est, pour le Gouvernement, de définir les moyens nécessaires à l'application efficace de la loi du 5 mars 2007, relative à la prévention de la délinquance. Le plan national de prévention de la délinquance vise principalement 5 objectifs : prévenir plus efficacement les actes de malveillance dans les lieux de la vie quotidienne ; consolider les partenariats locaux dans le cadre de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance ; mieux prévenir la délinquance des mineurs ; renforcer l'aide aux victimes et sanctuariser les établissements scolaires et leurs abords.
Pour y répondre, le plan met notamment en œuvre 4 moyens : le recours en priorité à la vidéoprotection afin de réaliser des diagnostics précis sur les différentes formes de malveillance ; la coordination des acteurs locaux de la prévention autour du maire, qui est un acteur clé dans la définition des actions de lutte contre l'insécurité ; la prévention de la délinquance des mineurs les plus exposés au risque de la délinquance ou de la récidive et le renforcement de la protection des victimes et l'amélioration de la prévention des violences familiales.
Au niveau national, la coordination et le suivi du plan seront assurés par le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance (SGCIPD). Une mission veillera à l'évaluation du plan en collaboration avec l'Association des maires de France. Le financement du plan sera assuré par les ministères. S’y ajouteront des crédits issus du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), une part des crédits de la politique de la ville et des crédits de la Mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie. Publié le 19/07/2010 Lire la suite sur Vidéosurveillance Infos





Brice Hortefeux va «scanner» l'action des maires
Dans une circulaire, le ministre de l'Intérieur demande un état des lieux de leurs initiatives en matière de délinquance.
«Je veux me rendre compte dans quelle mesure les dispositifs de sécurité et de prévention mis à la disposition des maires des villes de plus de 30 000 habitants sont utilisés ou pas. Il faut faire la différence entre les élus qui parlent et ceux qui agissent. Chacun a le droit de savoir qui fait et qui ne fait pas» : ce coup de semonce, formulé par Brice Hortefeux après les graves exactions qui ont secoué Grenoble et Saint-Aignan, n'aura guère tardé à être suivi d'effets. Le ministre de l'Intérieur vient d'adresser une circulaire à tous les préfets afin de «scanner» sur l'ensemble du territoire les «dispositifs de prévention de la délinquance mis en œuvre par les maires dans le cadre de leurs prérogatives ».
Daté de jeudi dernier et porté à la connaissance du Figaro, ce document est sans ambiguïté. En préambule, il rappelle que la loi du 5 mars 2007 a donné aux maires «des moyens d'action identifiés, confortés par un financement spécifique du fonds interministériel de prévention de la délinquance et complétés par le dispositif de déploiement de la vidéoprotection». L'hôte de la Place Beauvau est catégorique : «La baisse durable de la délinquance sera d'autant mieux assurée qu'au côté de l'État, les communes assumeront l'ensemble de leurs responsabilités, en particulier pour prévenir la délinquance des mineurs, lutter contre l'absentéisme scolaire et responsabiliser les parents.»… Publié le 21/07/2010 Lire la suite sur Le Figaro.fr






Brice Hortefeux tance les maires qui n'en font pas assez
Un jour après avoir organisé un grenelle de la sécurité locale à Grenoble, le préfet de l'Isère, Albert Dupuy, va être remplacé, a annoncé Nicolas Sarkozy ce mercredi 21 juillet. Dans une déclaration publiée sur le site de l'Elysée, le chef de l'Etat précise qu'il a "décidé de nommer préfet de l'Isère Eric Le Douaron un policier de métier, préfet de la Meuse, qui a été durant six ans un très remarquable directeur de la sécurité publique à Paris". Le nouveau préfet sera installé officiellement le 30 juillet. Après les vives violences de Grenoble et Saint-Aignan (Loir-et-Cher), Nicolas Sarkozy a rendossé son costume de ministre de l'Intérieur, déclarant une "véritable guerre" contre les "trafiquants et les délinquants". Parallèlement, le président s'en est pris aux "comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms", allusion aux événements survenus à Saint-Aignan. Une réunion se tiendra à l'Elysée sur le sujet le 28 juillet. L'occasion de faire "le point de la situation de tous les départements" et de décider "les expulsions de tous les campements en situation irrégulière".
De son côté, le ministre de l'Intérieur s'est refusé à l'idée d'un "Grenelle national de la sécurité" comme le lui ont demandé plusieurs élus socialistes. Publié le 21/07/2010 Lire la suite sur Localtis.info






Confirmation de l'impasse qu'est la vidéosurveillance : le cas de la ville de Lyon
Après le cas de Saint-Etienne dont nous avions rendu compte dans une précédente chronique, la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes s’est penchée sur la politique de sécurité de la ville de Lyon. Troisième ville de France, Lyon compte plus de 472 000 habitants (recensement 2007). Son étude est donc importante, même si elle n’a hélas intéressé que la presse locale. Le rapport de la Chambre régionale comporte plusieurs volets. Nous reviendrons ultérieurement sur l'organisation intéressante de la police municipale. Nous discutons pour le moment la vidéosurveillance. Le rapport confirme en effet que l'impact de cette technique en termes de prévention et de répression de la délinquance est "marginal". Les magistrats donnent même raison au maire de Villeurbanne qui, dans une tribune du journal Le Monde, avait dénoncé la volonté de l’Etat d’imposer la vidéosurveillance aux communes et expliqué pourquoi il préférait la surveillance humaine à celle des machines. Notre étude permet de proposer une mesure non seulement de l'impact de la vidéosurveillance mais aussi de son coût pour les finances municipales. A Lyon, la ville dépense sans doute entre 2,7 et 3 millions d'euros par an, soit l'équivalent de près d'une centaine d'emplois municipaux de proximité potentiellement capables de rassurer la population et de réguler les conflits de la vie quotidienne de manière plus efficace. Publié le 12/07/2010 – Lire la suite sur Laurent-mucchielli.org






La vidéoprotection, une question qui divise la gauche
Cela n'est certes pas le remède à tous les maux, mais la vidéoprotection a toutes les faveurs du ministère de l'Intérieur. Son ambition est de tripler le nombre des caméras dans la rue d'ici à la fin de 2011, pour passer de 20 000 à 60 000. Cette floraison d'objectifs dans les rues des grandes agglomérations, mais aussi des villes plus moyennes, ne répond guère au fruit du hasard. L'année dernière, un rapport de l'Inspection générale de l'administration a révélé que la délinquance diminue deux fois plus vite dans les zones «vidéosurveillées» que dans les secteurs exempts de caméras. À condition toutefois de respecter quelques principes de bon sens.
Le criminologue Alain Bauer, président de la Commission nationale de la vidéosurveillance, rappelle notamment que la «vidéo est surtout efficace dans les endroits fermés et lorsque les utilisateurs lui ont donné une mission claire, soit en matière de lutte contre les violences urbaines, en gestion des flux de circulation ou encore dans la surveillance de sites sensibles.» En d'autres termes, une caméra, pour être efficace, doit répondre à une destination précise, fondée sur une analyse préalable de la situation. Pubié le 21/07/2010 Lire la suite sur le Figaro.fr






La vidéosurveillance au service de la prévention des risques naturels
Voilà l’été ! Les vacances, le farniente… Hélas, si le temps suspend son vol pour nombre de travailleurs durant la période estivale, notre beau pays continue à être confronté à des catastrophes naturelles. Inondations, glissements de terrain, séismes… L’intensité et le nombre des phénomènes climatiques ne cessent d’augmenter depuis les années 1990. Mais les nouvelles technologies de vidéosurveillance pourraient éviter bien des drames à l’avenir.
Il est fortement probable que la fréquence et l'intensité des précipitations vont continuer d'augmenter ces prochaines années. La France ne sera pas épargnée avec des risques accrus d'inondations ou de submersions marines. Confronté à cette nouvelle donne, le gouvernement encourage de plus en plus les actions de prévention au plan national et incite les communes à s'équiper d‖instruments de vidéosurveillance destinés à protéger les populations et l'environnement. L'objectif est de mettre en place, au niveau national, des outils innovants capables de prévenir les situations d'urgence et de secourir au plus vite les éventuelles victimes. […]

Incendies de forêt : la haute technologie veille…
Depuis le 9 avril, pas une fumée, pas un seul départ d'incendie ne pourra échapper à la vigilance du groupement du centre de secours et d'incendie basé à Houeillès, petite commune du Lot-et-Garonne.
Francis Da Ros, maire de Sauméjan, Conseiller général et Président du Service départemental d‖incendie et de secours du Lot-et-Garonne (SDIS 47) peut s'enorgueillir de disposer d'une technologie de pointe en matière de détection des incendies de forêt : le système Adelie. Ce programme de détection et de surveillance des incendies a été mis au point par la société française Paratronic pour surveiller les 60 000 hectares du massif forestier des Landes de Gascogne. Un atout indéniable en termes de rapidité d'intervention et d'efficacité.
“Le risque et sa gestion sont des sujets de préoccupation majeure de notre société. Les services départementaux d’incendie et de secours sont au coeur de la problématique du risque engageant la responsabilité, a déclaré Francis Da Ros. L’actualité l’a douloureusement souligné récemment, les risques du XXIe siècle obligent les responsables publics à constamment évaluer les dangers pour mieux agir. Cela suppose des structures adaptées et des moyens renouvelés. Face aux risques, nous avons plus que jamais besoin d’un partenariat élargi et solidaire. Les enjeux sont doubles : optimiser la prévention et bien connaître et s’intégrer dans la chaîne des acteurs intervenant dans la gestion de crise”, conclut-il…. Publié le 22/07/2010 Lire la suite sur Vidéosurveillance Infos







REGIONS

Bientôt 624 caméras pour surveiller les rues de Nice
En fonction depuis le début de l’année, « l’Observatoire de la tranquillité publique » a publié ses premiers chiffres. Composé de trois fonctionnaires de la police municipale, cet organisme a été mis en place par Christian Estrosi dans le but d’offrir un tableau « objectif et précis » de la délinquance et des incivilités dans la commune. De janvier à mai, il enregistre une baisse de près de 5% des délits par rapport à la même période en 2009, avec 7523 atteintes aux personnes.
Questions à Benoît Kandel, 1er adjoint au maire, en charge de la sécurité.

Quelle est la fiabilité de cet Observatoire ? Peut-on faire confiance aux chiffres qu’il publie ? Quelle est leur origine ?
- Nous nous appuyons sur les statistiques de la police nationale et je n’ai aucune raison de penser que ces chiffres ne soient pas sincères. Même s’il y a toujours un écart entre la délinquance réelle et celle constatée : il y a ceux qui sont victimes sans le savoir (un portefeuille qu’on croit avoir perdu et qui a été volé par exemple) et ceux qui ne déposent pas plainte. C’est pour cela que l’Observatoire prend aussi en compte d’autres sources d’informations comme celles émanant des comités et des conseils de quartiers.

Cet Observatoire n’est pas un organisme indépendant. N’y a-t-il pas un risque de manipulation des chiffres ?
- Nous n’avons aucun intérêt à tricher avec nous-mêmes. Nous avons une obligation d’efficacité. Et si nous voulons améliorer la sécurité dans la commune, le constat doit être objectif au départ.

Combien de caméras de vidéoprotection à ce jour ?
- 432 au 1er juillet et 624 d’ici la fin de l’année.
Publié le 19 juillet Lire la suite sur Nice Matin





Mont-Saint-Michel (50) : un site classé sous haute surveillance
Mille ans d’histoire ont façonné le Mont-Saint-Michel, situé en Normandie au fond d'une immense baie. Haut lieu de tourisme, cette Merveille de l'Occident est aujourd’hui placée sous vidéosurveillance.
Après Carentan et Saint-Lô, le Mont-Saint-Michel est la troisième commune de la Manche à avoir installé un système de vidéosurveillance sur la voie publique. A l'unanimité, le conseil municipal avait en effet décidé, en mars 2009, d’équiper la commune d’un système de sécurité digne du XXIe siècle.
Depuis le printemps, c’est désormais chose faite. Selon son maire, Eric Vannier : “Il ne s’agit pas ici de régler des problèmes de délinquance, mais l’objet est de garder un œil sur les quelque 3,5 millions de visiteurs qui foulent chaque année ce lieu historique et d’assurer la sécurité du village.” Car vols, dégradations, bousculades… peuvent quelquefois venir perturber la quiétude des lieux. Seize caméras, dont deux installées à l’entrée de la digue route, sont désormais postées aux endroits stratégiques de la commune. “Nous avons installé deux gros systèmes, précise le maire. Nous avons désormais un système très automatisé contre les incendies ; le second système concerne la protection des personnes et des biens par l’usage de caméras vidéo. De quoi changer complètement la donne au Mont-Saint-Michel en termes de délinquance éventuelle.” C’est également un système idéal pour retrouver les enfants perdus : durant les mois d’été, il y en a un par jour !
Entre les caméras et le système incendie, ce sont près de 800 000 € qui viennent d’être investis. “Le Mont est un site de pèlerinage et de tourisme très fréquenté, explique Eric Vannier. Mais c’est également un village avec des habitants et des personnes qui viennent y travailler.” Désormais, tous sont sous (haute-)vidéosurveillance. Comme la loi l’exige, un panneau informe le passant qu’il est filmé dès l’entrée du village. “Avec l’aide des gendarmes, nous avons pu repérer les endroits stratégiques où placer les caméras. La surveillance est assurée par les policiers municipaux. Les plans larges des différentes caméras apparaissent en mosaïque sur l’écran de leurs ordinateurs. Pour visionner les images, ils doivent rentrer un code d’accès. Comme le prévoit la loi, les enregistrements sont gardés 48 h. C’est également la capacité maximale de stockage du disque dur.”
La majorité des commerçants et des touristes accueillent plutôt bien cette initiative. “Le Mont est un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, il peut s’y passer n’importe quoi, comme des attaques terroristes, explique une commerçante. Un mouvement de panique au Mont en haute saison serait une véritable catastrophe.”
“Quatre policiers municipaux pour le Mont, ce n’était pas suffisant. S’ils étaient appelés pour un conflit sur un parking, par exemple, il n’y avait plus personne dans le Mont, et nous étions obligés de faire la police nous-mêmes, renchérit un autre commerçant. Or, les caméras sont très dissuasives pour les vols à l’étalage. Les voleurs qui viennent au Mont sont des spécialistes.” Publié le 25/07/2010 Lire la suite sur Vidéosurveillance Infos






Crozon (29) : pour le port, ça marche !
Située à l'extrême ouest du Finistère, sur la presqu'île de Crozon, la ville de Crozon-Morgat avait installé un système de caméras de vidéosurveillance reliées à un enregistreur d‖images et un moniteur de contrôle, pour stopper des actes de vandalisme survenus dans la salle omnisports du collège et le complexe sportif. Le coût des travaux s‖élevait à 4 365 euros. Malheureusement, l'effet dissuasif escompté n‖a pas évité les bris de vitres… Le bâtiment, vaste et d'architecture moderne, est difficilement cernable par les appareils. Résultat : les nombreux angles morts n‖ont pas permis une surveillance facile avec seulement deux caméras, et la mairie n‖a pas souhaité multiplié son réseau pour résultat aléatoire. En revanche, la municipalité a voulu étendre le principe au port de Morgat en installant six nouvelles caméras pour balayer pontons et port à sec. Des panneaux indiquent leur présence et aucun méfait n'a été signalé. “Nous étions ennuyés en permanence, rappelle la maire Daniel Moysan. Tous les jours, j'avais des plaintes. C'était infernal. Depuis la pose des caméras, il n’y a plus de problème”, affirme le maire.
Publié le 25/07/2010 Lire la suite sur Vidéosurveillance Infos





Lundi 26 Juillet 2010
Virginie CADIEU



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