« Selon un sondage récent, les Niçois sont favorables à la vidéoprotection à 91% ». Christian Estrosi justifie ainsi le déploiement massif de vidéosurveillance dans la ville de Nice. « Nous avons décidé en 2009 de passer de 250 caméras d’ancienne génération à 624 appareils pilotés par un centre ultra moderne ».
Le CSU, situé place du Général de Gaulle, a été inauguré en grande pompe le 8 mars dernier. En maître des lieux, Christian Estrosi a fait le tour du propriétaire avec les journalistes. « Il y a 14 écrans de 52 pouces », a-t-il expliqué devant un mur d’images. Ces écrans permettent de visualiser une partie des flux vidéo des 250 caméras opérationnelles pour le moment. Le reste des appareils fonctionnera d’ici la fin de l’année. Un logiciel de "vidéosurveillance intelligente", conçu par l’entreprise de Sophia-Antipolis Keeneo, traite pour sa part les images qui ne sont pas visualisées en temps direct, et alertent les agents en cas de comportement suspect.
Une cinquantaine de téléopérateurs, dont dix travailleurs handicapés, se relaient 24h/24 au CSU. « Nous pouvons également géolocaliser l’ensemble des patrouilles de police municipale en temps réel, qu’ils soient en voiture, en VTT ou à pied », a indiqué l’élu.
Sur les 624 caméras qui seront en service fin 2010, 520 sont disposées sur la voie publique, 32 se trouvent aux abords des collèges de la commune, 30 dans les cimetières et 42 sur les quais des bus et tramway. Pour la ville de Nice, le coût de l’opération s’élève à 6,4 millions d’euros. « Mais nous avions provisionné 15 millions d’euros au total pour cette opération », souligne Christian Estrosi.
La communauté urbaine de Nice a contribué à hauteur de 1,2 millions d’euros, et le Conseil général des Alpes-Maritimes pour 1,1 million. Nice a obtenu 300 000 euros de la part du fonds interministériel de la prévention de la délinquance en 2009 et a sollicité une aide de 1,7 millions d’euros en 2010.